Hellsegga Talks

Bâtiment d’art contemporain, Genève, 2015

Le maelström permet-il de s’assembler différemment autour de questions partagées? L’installation Hellsegga Talks, initiée pour l’exposition La bête et l’adversité, entendait poursuivre la démarche de l’enquête dans le cadre même de l’exposition, en réalisant une installation conçue pour être activée par une série de discussions publiques. L’installation comprenait une modélisation informatique du maelström, ainsi qu’un diagramme de l’intégralité de la nouvelle de Poe, et une édition regroupant une sélection de récits et témoignages recueillis lors de l’enquête.

Dans ce cadre, plusieurs intervenant-e-s étaient invités à interagir avec le répertoire des récits collectés et à témoigner de leur propre expérience en matière de perception et d’adaptation environnementales. Martin Beniston, climatologue et directeur de l’Institut des sciences de l’environnement (ISE), Chaïm Nissim militant écologiste et co-fondateur de Noé21, Hannah Entwisle, chargée de recherche du programme Nansen Initiative, ainsi que le théoricien Gene Ray, ont participé à cette discussion modérée par le commissaire d’exposition Stéphane Verlet-Bottéro.

Cet événement évoquait la situation particulière sur laquelle s’ouvre la nouvelle de Poe: au sommet du mont Hellsegga, là où le pêcheur a guidé le narrateur pour lui donner à voir le maelström, avant de lui raconter son expérience du phénomène. Etablir les bonnes conditions de vision et de transmission des savoirs, pour tenter d’appréhender des phénomènes qui nous dépassent de par leur amplitude et leur complexité: tel était l’un des enjeux de ces rencontres.