Athanasius Kircher # Maelström * Poe

The attempts to account for the phenomenon — some of which, I remember, seemed to me sufficiently plausible in perusal — now wore a very different and unsatisfactory aspect. The idea generally received is that this, as well as three smaller vortices among the Ferroe islands, “have no other cause than the collision of waves rising and falling, at flux and reflux, against a ridge of rocks and shelves, which confines the water so that it precipitates itself like a cataract; and thus the higher the flood rises, the deeper must the fall be, and the natural result of all is a whirlpool or vortex, the prodigious suction of which is sufficiently known by lesser experiments.” — These are the words of the Encyclopædia Britannica. Kircher and others imagine that in the centre of the channel of the Maelström is an abyss penetrating the globe, and issuing in some very remote part — the Gulf of Bothnia being somewhat decidedly named in one instance. This opinion, idle in itself, was the one to which, as I gazed, my imagination most readily assented; and, mentioning it to the guide, I was rather surprised to hear him say that, although it was the view almost universally entertained of the subject by the Norwegians, it nevertheless was not his own. As to the former notion he confessed his inability to comprehend it; and here I agreed with him — for, however conclusive on paper, it becomes altogether unintelligible, and even absurd, amid the thunder of the abyss.

[Edgar Allan Poe, A Descent into the Maelström, 1841]

« Les explications qu’on a données du phénomène, — dont quelques-unes, je me le rappelle, me paraissaient suffisamment plausibles à la lecture, — avaient maintenant un aspect très-différent et très-peu satisfaisant. L’explication généralement reçue est que, comme les trois petits tourbillons des îles Féroë, celui-ci « n’a pas d’autre cause que le choc des vagues montant et retombant, au flux et au reflux, le long d’un banc de roches qui endigue les eaux et les rejette en cataracte ; et qu’ainsi, plus la marée s’élève, plus la chute est profonde, et que le résultat naturel est un tourbillon ou vortex, dont la prodigieuse puissance de succion est suffisamment démontrée par de moindres exemples. » Tels sont les termes de l’Encyclopédie britannique. Kircher et d’autres imaginent qu’au milieu du canal du Maelström est un abîme qui traverse le globe et aboutit dans quelque région très-éloignée ; — le golfe de Bothnie a même été désigné une fois un peu légèrement. Cette opinion assez puérile était celle à laquelle, pendant que je contemplais le lieu, mon imagination donnait le plus volontiers son assentiment ; et, comme j’en faisais part au guide, je fus assez surpris de l’entendre me dire que, bien que telle fût l’opinion presque générale des Norvégiens à ce sujet, ce n’était néanmoins pas la sienne. Quant à cette idée, il confessa qu’il était incapable de la comprendre, et je finis par être d’accord avec lui ; car, pour concluante qu’elle soit sur le papier, elle devient absolument inintelligible et absurde à côté du tonnerre de l’abîme! »

[Edgar Allan Poe, Une descente dans le Maelström, 1841, traduction de Charles Baudelaire]

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